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Le terme « eaux littorales » regroupe les masses d’eau de transition et la masse d’eau côtière.

 

Les masses d’eau de transition correspondent aux estuaires des fleuves. Elles montrent une salinité très variable du fait des apports continentaux importants et des courants bidirectionnels dus à la marée. Le principe retenu pour la limite amont des masses d’eau de transition se base sur deux critères écologiques :

  • la limite amont de la mangrove (fondée sur la cartographie des zones humides du littoral guyanais et les figurés du fonds topographique au 1/25 000 de l’IGN) ;
  • la répartition des poissons, dont certaines familles sont caractéristiques des eaux douces et d’autres se rencontrent dans les eaux salées.

Huit masses d’eau de transition ont été délimitées dans l’état des lieux de 2006.

 

 

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Une masse d’eau côtière a été délimitée, elle correspond au domaine maritime au large de la ligne de côte. Cette masse d’eau est sous l’influence des fleuves côtiers (turbidité, apports d’eau douce et de contaminants). Les courants y sont principalement orientés du Sud-Est vers le Nord-Ouest et le temps de résidence d’éventuels polluants y est fortement réduit par rapport à celui de la masse d’eau estuarienne. Pour la DCE cette masse d’eau s’arrête à 1 mille nautique de la ligne de base.

 

 

 

 

 

 

 

 

Carte des masses d'eaux littorales :

 

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Pressions sur les eaux littorales et état actuel


La population guyanaise et les activités de toutes natures sont essentiellement localisées sur la frange littorale du district de la Guyane. Par conséquent les masses d’eau de transition et dans une moindre mesure la masse d’eau côtière, sont sujettes à de fortes pressions.

  • Les eaux usées : Les rejets, directement dans ces masses d’eau, des STEP apportent des particules en suspension susceptibles de transporter des contaminants adsorbés. Des phénomènes d’eutrophisation pourraient également apparaître en certains endroits, ce qui représente un risque significatif pour la faune et la flore aquatique. Enfin, la qualité bactériologique de la masse d’eau peut fortement se dégrader et créer des risques sanitaires au niveau des usagers (baigneurs…) mais également au niveau de la consommation des produits issus de cette masse d’eau ;
  • L’agriculture représente une source polluante des cours d’eau non négligeable à cause des produits phytosanitaires (insecticide, pesticides, fongicides…) ou encore des fertilisants (engrais chimiques, effluents d’élevage…) qui y sont répandus. Ces produits peuvent alors être, lors de fortes pluies, entraînés suite au lessivage du sol vers la masse d’eau de transition ;
  • Le dragage participe à la remise en suspension de particules fines augmentant la turbidité et réduisant ainsi la photosynthèse. Le dragage favorise également la remise en suspension de polluants chimiques et métalliques adsorbés aux sédiments ;
  • Les ICPE (Installations Classées pour la Protection de l’Environnement) sont des établissements industriels présentant un risque potentiel pour l’environnement. Elles constituent indéniablement une pression sur les masses d’eau de transition, d’autant plus quand elles sont situées à proximité immédiate de ces dernières ;
  • La pêche constitue quant à elle une pression sur les masses d’eau de transition difficilement quantifiable.

 

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Voir le risque de non atteinte du bon état (RNABE) en 2015


Voir les objectifs d’état assignés aux masses d’eau