Espace membres

 


cr_kourouai

Délimitation en masses d'eau

 

 

 

Le réseau hydrographique de Guyane est extrêmement dense et très ramifié.
Pour les besoins de la DCE, les cours d’eau ont été découpés en masses d’eau, qui correspondent à des tronçons homogènes de cours d’eau.

 

 

 

 

Ce découpage résulte du croisement de deux types de données cartographiques :

  • les rangs de Strahler des différents cours d’eau. Etant donné l’importance du réseau hydrographique, des filtres sur la taille des bassins versants et la taille des cours d’eau ont été appliqués afin de réduire le nombre de masse d’eau et pouvoir en faire un suivi.
  • les hydro-écorégions de la Guyane :
    • le bouclier Guyanais  caractérisé par des roches imperméables très érodées, un réseau hydrographique dense sous forêt équatoriale, une pénéplaine d’où émergent des reliefs peu accusés.
    • la plaine littorale : constituée par des sédiments récents, des reliefs peu différenciés, des zones humides, une hétérogénéité spatiale.

La BD Carthage, référentiel hydrographique officiel, sera disponible en 2010 et permettra un redécoupage plus précis.


Le district de la Guyane compte 934 masses d’eau cours d’eau.


vignette_1

 

Retour au sommaire


Pressions sur les cours d’eau et état actuel

Du fait de la répartition inégale de la population sur le territoire guyanais, les pressions liées à la présence humaine (rejets d’eaux usées, prélèvement d’eau…) ont des impacts forts sur les masses d’eau de surface de la frange littorale.

  • Les eaux usées : Les rejets, directement dans ces masses d’eau, des STEP apportent des particules en suspension susceptibles de transporter des contaminants adsorbés. Des phénomènes d’eutrophisation pourraient également apparaître en certains endroits, ce qui représente un risque significatif pour la faune et la flore aquatique. Enfin, la qualité bactériologique de la masse d’eau peut fortement se dégrader et créer des risques sanitaires au niveau des usagers (baigneurs…) mais également au niveau de la consommation des produits issus de cette masse d’eau ;
  • L’agriculture représente une source polluante des cours d’eau non négligeable à cause des produits phytosanitaires (insecticide, pesticides, fongicides…) ou encore des fertilisants (engrais chimiques, effluents d’élevage…) qui y sont répandus. Ces produits peuvent alors être, lors de fortes pluies, entraînés suite au lessivage du sol. L’apport excédentaire en nitrates, phosphores et autres contaminants chimiques peut alors provoquer des dérèglements dans les écosystèmes aquatiques et porter un effet néfaste sur les biocénoses ;
  • Les ICPE (Installations Classées pour la Protection de l’Environnement) sont des établissements industriels présentant un risque potentiel pour l’environnement. Les carrières constituent les principales activités industrielles recensées comme ayant un impact significatif ;
  • Les prélèvements d’eau de surface en Guyane ont essentiellement pour vocation l’alimentation en eau potable des populations. Aussi, ces prélèvements sont situés sur les secteurs habités (frange littorale et le long des deux principaux cours d’eau : le Maroni et l’Oyapock). Cette pression a été considérée généralement comme faible en raison soit d’un prélèvement peu important (population desservie faible), soit d’une disponibilité de la ressource forte.  

L’impact de la pression de prélèvement a été évalué lors de l’état des lieux de 2006, en fonction du débit d’étiage le plus faible connu sur la masse d’eau concernée et du volume prélevé annuel (connu ou estimé en fonction de la population desservie). La pression de prélèvement n’a été jugée significative que sur la Comté, pour le prélèvement de l’usine d’eau potable de la Comté, qui assure l’adduction d’eau de l’île de Cayenne. L’impact du prélèvement est estimé à environ 2% ;


S’ajoute sur les masses d’eau de surface d’une partie importante de l’intérieur du territoire les pressions liées à l’orpaillage.
L’extraction aurifère a plusieurs types d’impact sur les masses d’eau :

  • un impact sur la morphologie du cours d’eau ;
  • un impact sur la qualité de l’eau et des habitats en aval par apport important de matières en suspension. Sur les sites d’orpaillage légal, la mise en place de bassins de décantation limite cet impact ;
  • un impact chimique par l’apport de mercure ;
  • de possibles rejets d’hydrocarbures dans le milieu environnant.


Sur la base de ces pressions, l’état actuel des cours d’eau a été estimé et est présenté dans la carte suivante. Les données acquises par les réseaux de suivis  permettront d’affiner cette estimation.

 

vignette_3

Télécharger la carte en PDF

 

 

Voir le risque de non atteinte du bon état (RNABE) en 2015


Voir les objectifs d’état assignés aux masses d’eau

 

Retour au sommaire


Réservoirs biologiques

 

Dans un souci de maintien de la biodiversité, il est nécessaire de pouvoir identifier à l’échelle d’un bassin versant ou d’un sous-bassin, certains secteurs à partir desquels les autres tronçons perturbés de cours d’eau vont pouvoir être « ensemencés » en espèces piscicoles et participer ainsi au respect du bon état écologique. Ces secteurs dénommés réservoirs biologiques vont jouer le rôle de pépinière, de « fournisseur » d’espèces susceptibles de coloniser une zone appauvrie du fait d’aménagements et d’usages divers.


Le réservoir biologique n’a ainsi de sens que si la continuité existe : continuité longitudinale (relations amont aval) et latérale (annexes fluviales, espace de liberté des cours d’eau).


En Guyane, trois secteurs ont été pré-identifiés dans le SDAGE, et font l’objet d’une étude de caractérisation, pilotée par l’Office de l’Eau. Cette étude permettra d’améliorer les connaissances et de conclure à la définition des périmètres de réservoirs biologique.

 

E3-reservoirs_biologiques

 

 

Les réservoirs biologiques serviront également de critère à la définition des cours d’eau classés au titre du L.214-17-I du code de l’environnement.

 

 

 

 
 

 

 

 

Suivi hydrométrique

Historique du réseau hydrométrique

Le réseau hydrométrique en Guyane a été mis en place au début des années cinquante par l’Institut de Recherche pour le Développement (ex ORSTOM) à des fins scientifiques. A son apogée, fin des années 1970, ce réseau a compté jusqu’à 22 stations limnimétriques (mesure de la hauteur d'eau).

Ces stations ont été installées hors influence maritime, en amont de seuils naturels (appelés "sauts") qui assurent une faible évolution du lit mineur localement. Des jaugeages ont été réalisés par l'IRD de manière à établir les courbes de tarage permettant de convertir les données de hauteurs d'eau en débits.

Le réseau a été rétrocédé en 2003 à la DIREN, qui s'est appuyée sur la DDE pour en assurer la gestion. Le manque de moyen a conduit à diminuer progressivement le nombre de stations. Depuis 2009 seules 4 stations sont encore en activité : Langa Tabiki et Maripasoula sur le Maroni, Saut-Bief sur la Comté et Saut-Athanase sur l'Approuague.

Depuis le 1er janvier 2011 la DIREN et la DDE ont intégré la Direction de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DEAL). Le réseau hydrométrique est dorénavant suivi par les services « Milieux Naturels, Biodiversité, Sites et Paysages » (MNBSP) et « Fluvial, Littoral, Aéroportuaire et Portuaire » (FLAP) de la DEAL.



Carte_RezoHydro_2010-vignette

Télécharger la carte au format PDF



Fonctionnement des stations

Les stations limnigraphiques enregistrent la hauteur d'eau à un pas de temps donné et nous communiquent ces données par voie satellitaire. Grâce aux courbe de tarage des stations, le débit est estimé à partir de la hauteur d'eau recueillie.

Les missions de terrains visent à vérifier le bon fonctionnement des stations, à assurer leur maintenance, à recueillir l'ensemble des données enregistrées ainsi qu'à réaliser des mesures directes de débits (jaugeages) afin de compléter et vérifier la validité de la courbe de tarage.



Objectif du réseau

Ce réseau hydrométrique vise à améliorer nos connaissances vis-à-vis du fonctionnement de nos rivières, afin notamment de mieux les intégrer dans la dynamique actuelle d'aménagement du territoire. Il a également pour objectif d'assurer un suivi de la ressource en eau et de permettre d'anticiper dans la mesure du possible les phénomènes de type crues ou étiages.

La DEAL a pour objectif de renouveler courant 2011 les stations limnimétriques vétustes par de nouvelles stations plus performantes, puis d'implanter des stations supplémentaires courant 2012.



Les bulletins hydrologiques

Les bulletins hydrologiques trimestriels visent à rendre compte de la situation des fleuves guyanais suivis par le réseau de hydrométrique de la DEAL.

Pour chaque station hydrométrique, les débits journaliers estimés sont présentés et comparés aux valeurs minimales, maximales et médianes recueillies sur la période d’activité de la station. Les tendances observées sont décrites, puis les débits moyens mensuels sont calculés et confrontés aux débits mensuels inter-annuels calculés sur l’ensemble de la période d’activité de la station.

Un bulletin hydrologique annuel est également diffusé, qui détaille les caractéristiques de chaque station hydrométrique, les courbes de tarage utilisées et fait un bilan des écoulements à l'échelle de l'année au droit des stations suivies.

 

Les bulletins sont téléchargeables ci-dessous au format PDF :

Bulletin hydrologique annuel 2010

Bulletin du 1er trimestre 2011

Bulletin du 2ème trimestre 2011

Bulletin du 3ème trimestre 2011

 

Etudes

Deux études hydrologiques rééditées en 2009 sont téléchargeables ci-dessous. L'une porte sur le régime hydrologique des fleuves suivis et l'autre propose des méthodes d'évaluation des débits caractéristiques sur les bassins versants non jaugés.

 

Régime hydrologique des fleuves guyanais : étude fréquentielle des débits

Evaluation des débits caractéristiques sur les bassins versants non jaugés en Guyane

 

 

Retour au sommaire