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Les usages de l’eau répondent à des besoins qui peuvent être de l’ordre domestique, agricole ou industriel : besoins sanitaires ou d’alimentation, besoins de loisirs ou professionnels, intégration dans un processus industriel, etc.

Quelques grandes caractéristiques sont présentées sur cette page. Pour plus d’informations sur les usages de l’eau en Guyane, consultez les documents de l’état des lieux.

 

Eau potable

PMH

 

Garantir une eau potable en quantité et de qualité suffisantes est un enjeu qui concerne tout le territoire national. En métropole, la question se pose particulièrement vis-à-vis des pollutions diffuses agricoles ; en Guyane, elle concerne en premier lieu l'accès de toute la population à l'eau potable. En effet, malgré une grande disponibilité théorique en eau par habitant, la répartition très inégale de la population, sa forte croissance, et les événements climatiques marqués rendent hétérogène l'alimentation en eau potable sur le territoire guyanais.


Les prélèvements sont directement liés à la population. Ils sont donc, en volume, plus importants sur la bande littorale que dans l'intérieur de la Guyane.

 

 


Pour connaître la qualité de l’eau distribuée dans votre commune, consultez le site national : http://www.eaupotable.sante.gouv.fr

 

 

Assainissement


Tout comme pour l'alimentation en eau potable, la Guyane accuse un retard de développement des structures de traitement des eaux usées. Les méthodes d'assainissement prennent trois formes :

 

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1. L'assainissement collectif avec des stations d'épuration publiques, d'envergure moyenne. Les plus grosses sont celles de Cayenne (60 000 EH), Kourou (30 000 EH), et Saint-Laurent du Maroni (en projet) ;

 

2. L'assainissement non collectif par des dispositifs « regroupés » de traitement des eaux usées. Les capacités sont très variables, de 15 à plus de 1 000 EH). Cela concerne principalement Cayenne et sa proche agglomération : Rémire-Montjoly et Matoury, ainsi que les collèges et lycées sur tout le territoire ;

 

3. L'assainissement individuel, par des dispositifs de type fosse septique, voire une absence de dispositif d'épuration. Cela concerne à la fois les zones urbaines et les villages de l'intérieur. Les habitants des petits villages amérindiens du Maroni et de l'Oyapock utilisent traditionnellement le fleuve.


Le ministère en charge de l’environnement a mis en ligne deux portails d’information sur l’assainissement :
- assainissement communal : http://assainissement.developpement-durable.gouv.fr/
- assainissement non collectif : http://www.assainissement-non-collectif.developpement-durable.gouv.fr/

 

 

Agriculture

agriculture

 

Le contexte agricole de la Guyane est singulier par rapport à la métropole ou aux autres DOM, du fait de plusieurs facteurs :

  • une situation agronomique particulière (climat tropical et sol pauvre);
  • des populations variées d'agriculteurs, avec des pratiques spécifiques : Hmongs, Créoles, Bushinengues... ;
  • une distribution des produits agricoles très peu organisée.

 

La Guyane est le seul département français à connaître une augmentation du nombre d'exploitations et de la superficie agricole utilisée (SAU). En 2010, on dénombre 5 893 exploitations agricoles. La surface agricole utile est de 25 345 ha. Comme pour la majorité des activités, l'agriculture est concentrée sur le littoral et le fleuve Maroni.

L’eau est indispensable pour l’agriculture. Elle sert, en tout premier lieu, à l’arrosage des plantations et à l’alimentation du bétail.

 

 

Industries

La Guyane possède un tissu industriel peu important. De nombreuses structures dites industrielles relèvent davantage de l'artisanat, et une grande partie des produits consommés sont importés de métropole. On retrouve beaucoup de seconde transformation, moins consommatrice d'eau que la première transformation.


Les entreprises industrielles sont peu nombreuses et de petite taille sur le territoire : seulement 2 % des entreprises comprennent plus de 20 salariés, et 90 % ont moins de 6 salariés.


Les industries sont géographiquement concentrées sur l'Île de Cayenne et Kourou. La base spatiale de Kourou est également un pôle industriel remarquable.


Les domaines d'activité comme l'exploitation de carrière, la construction et l'agroalimentaire sont bien développés sur le territoire. De plus, ils nécessitent souvent une utilisation d'eau importante ou sont tenus de contrôler leurs rejets, dans le cas d'installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE).

 

Extraction aurifère

 

La ressource en or est abondante en Guyane. Son exploitation a cependant des conséquences lourdes sur l'environnement comme sur le plan humain. L'activité est réglementée de façon à en limiter les impacts, via notamment le Schéma départemental d'orientation minière (SDOM, 2011), mais la ressource attire des travailleurs clandestins dont les pratiques échappent à la réglementation.


L’eau est au centre des processus d’extraction de l’or alluvionnaire. Les exploitants miniers légaux limitent leur consommation d’eau prélevée dans les criques par la création de bassins de décantation. Ces bassins servent tout d’abord à la récupération du mélange boueux, et, ensuite de réserve d’eau pour alimenter les pompes. Les prélèvements d’eau sont donc limités à la constitution du stock nécessaire au fonctionnement en circuit fermé de l’exploitation et préservent un débit permettant de garantir la vie piscicole dans le cours d’eau.


Les exploitants irréguliers, plus nombreux que les légaux, ne respectent, pour leur part, pas ces prescriptions et envoient leurs rejets directement dans le milieu naturel et donc dans les cours d’eau. S'y ajoutent les impacts de fortes concentrations en matières en suspension et de pollution au mercure.


Le cumul historique des impacts sur les cours d'eau représente un total de 2 646 km de linéaires de cours d'eau directement impactés.

 

 

Pêche


La pêche est très pratiquée en Guyane, dans des milieux variés : en eau douce et en mer, dans les fleuves, rivières, zones humides, dans les estuaires, sur les plages, en eau côtière et au large.


La pêche se pratique comme activité de loisirs, mais aussi en tant que ressource alimentaire essentielle pour la majeure partie des populations de l’intérieur et du rural côtier, avec recours à des pratiques culturelles ancestrales. La pêche en mer est pratiquée à l'échelle vivrière (populations amérindiennes), artisanale et industrielle. Elle est concernée par une importante activité clandestine par des bateaux des pays voisins.


La biodiversité piscicole est importante, avec la particularité forte que bon nombre d’espèces d’eau douce présentent un caractère d’endémisme. La Guyane compte environs 450 espèces de poissons contre seulement 83 en métropole.

 

 

Hydroélectricité


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L'hydroélectricité tient une place prépondérante dans le bouquet énergétique de Guyane. La centrale hydraulique de Petit Saut, installée sur le fleuve Sinnamary, constitue la plus grosse retenue artificielle d'Europe avec une capacité totale de 3,5 milliards de m3, dont une capacité utile de 2,2 milliards de m3. Avec une puissance installée de 116 MW, cet aménagement moyenne 60 % de la production électrique du réseau du littoral.

 

 

 

 


La ressource en eau du territoire est immense, mais les conditions favorables au développement d’une production hydroélectrique apparaissent assez contraintes. C’est sans doute l’explication de la faiblesse du parc de production actuel.


Cependant l’évolution à la hausse de la consommation électrique et les besoins spécifiques d’électrification en milieu rural rendent parfaitement pertinente la recherche de sites favorables à de nouvelles productions hydroélectriques.


Le potentiel hydro-électrique de la Guyane a été étudié dans le cadre de la révision de SDAGE, en 2008. Cette étude a permis d’évaluer le potentiel hydro-électrique de la Guyane à 206 MW.


Rapport potentiel hydroelectricite 2008 (PDF)

 

 

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Les documents stratégiques régionaux en matière d'énergie prévoient des scénarios de développement des énergies renouvelables et indiquent des projets d'ouvrages, notamment en hydroélectricité. Voir les documents suivants :

  • Le PRERURE, plan énergétique régional pluriannuel de prospection et d'exploitation des énergies renouvelables et d'utilisation rationnelle de l'énergie, qui définit sur 20 ans le contenu de la politique de demande et d'offre énergétique, centrée sur l'amélioration de l'efficacité énergétique et la valorisation des énergies renouvelables en Guyane dans une perspective de développement durable. Il préconise d'adopter une démarche volontariste visant à maîtriser la consommation énergétique et à promouvoir le recours aux énergies renouvelables locales pour la production d'énergie.

Rapport final, septembre 2012 (lien de téléchargement sur le site de la Région) voir notamment carte des ouvrages existants et projets p.60, bilan gaz à effet de serre de Petit Saut p.81, scénarios tendanciels p.92

Document de synthèse du PRERURE (lien de téléchargement sur le site de la Région)

  • Le SCRAE, Schéma Régional du Climat, de l'Air et de l'Energie, élaboré conjointement par l'Etat et la Région, assure la cohérence territoriale des actions menées par les collectivités dans les domaines du climat, de l'air et de l'énergie, afin de contribuer aux objectifs nationaux (20 % de réduction des émissions de gaz à effet de serre et 50 % d'énergies renouvelables à l'horizon 2020) et aux enjeux locaux (rendre la Guyane autonome sur le plan énergétique) (lien vers le site de la DEAL)

 

 

Navigationnavigation



La voie fluviale est le principal moyen de transport pour accéder aux villages de l’intérieur. Les deux principaux axes sont le Maroni à l’ouest et l’Oyapock à l’est. Ce mode de transport est utilisé non seulement pour les marchandises mais aussi pour les passagers, les touristes ainsi que les échanges avec les pays frontaliers.


Pour connaître la réglementation applicable, consultez le site de la Direction de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DEAL) de Guyane.

 

 

Activités de loisirs et tourisme


Les milieux aquatiques sont utilisés pour des activités de loisirs et de tourisme, comme la pratique des sports nautiques, la baignade, le tourisme fluvial ou la découverte des marais.


Pour connaître la qualité des eaux de baignade de Guyane, consultez le site national http://baignades.sante.gouv.fr/