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Les usages de l’eau répondent à des besoins qui peuvent être de l’ordre domestique ou industriel : besoins sanitaires ou d’alimentation, besoins de loisirs ou professionnels, intégration dans un processus industriel, etc


Vous trouverez ci-dessous les éléments clés de l’usage de l’eau en Guyane. Pour plus d’informations, consultez le document de l'état des lieux.

 

Eau potable

PMH
85% de la population est connectée à un système d'adduction d'eau potable. 90% de l'eau est prélevée dans les fleuves, 2% par forage ou puits, et 8% est de la récupération d'eau de pluie.
Les volumes prélevés sont supérieurs aux besoins théoriques des populations, mais la pression démographique est forte, la ressource est vulnérable vis-à-vis des pollutions potentielles, et les besoins sont répartis inégalement sur le territoire.
Sur le littoral, la demande croissante liée à la démographie nécessite la construction de nouvelles usines de traitement pour augmenter les capacités de production. D’un point de vue qualitatif, la remontée du point de salure en saison sèche peut perturber l'alimentation en eau potable.
Dans les sites isolés, la pérennité de l’alimentation en eau potable se heurte à des difficultés de maintenance des systèmes de production et de distribution d’eau.


Pour connaître la qualité de l’eau distribuée dans votre commune, consultez le site national : http://www.eaupotable.sante.gouv.fr

 

 

Assainissement


En 2000, 21% de la population de disposait pas de système d'assainissement. En 2004, en nombre de logement, ce sont 15% de logements sans système d'assainissement, 39% raccordés à un système d'assainissement individuel et 46% raccordés à un système collectif.
leblond_pretraitementDeux types de systèmes de traitement dominent : le lagunage et la filière boues activées. Souvent, l'entretien est peu suivi, ce qui conduit à des dysfonctionnements, notamment pour les petites stations à boues activés. Le lagunage naturel en revanche semble relativement bien fonctionner sous les climats chauds et humides : les bactéries trouvent des conditions idéales de développement, et les pluies importantes permettent une dilution de la pollution qui améliore le rendement des lagunes.
Par ailleurs, il n'existe pas encore de filière de traitement des boues et matières de vidange. Une étude pilotée par l’office de l’eau devrait aboutir à un schéma départemental pour la mise en place de cette filière.

 


Le ministère en charge de l’environnement a mis en ligne deux portails d’information sur l’assainissement :
- assainissement communal : http://assainissement.developpement-durable.gouv.fr/
- assainissement non collectif : http://www.assainissement-non-collectif.developpement-durable.gouv.fr/

 

 

Agriculture


agricultureLes activités d’agriculture et d’élevage ne couvrent que 2,7‰ du territoire guyanais. Les zones agricoles sont réparties sur la frange littorale et, sous forme d’agriculture traditionnelle, le long des deux principaux fleuves. La surface moyenne d’une exploitation est de l’ordre de 4,4 ha.
La culture du riz, grosse consommatrice d’eau, représente 37% des terres arables et les cultures légumières 51% des terres arables.


L’eau est indispensable pour l’agriculture. Elle sert, en tout premier lieu, à l’arrosage des plantations et à l’alimentation du bétail.
Compte tenu des conditions climatiques, l’utilisation de produits phytosanitaires semble indispensable en Guyane pour protéger les végétaux contre les insectes, les champignons ou autres maladies. Mais ces produits, souvent d’une toxicité importante, peuvent sous l’action de la pluie se retrouver dans les cours d’eau, voire même s’infiltrer dans le sol et polluer les eaux souterraines. De ce fait, les pesticides doivent être utilisés avec précaution, en respectant la réglementation en vigueur.

 

Sylviculture


La forêt tropicale couvre 90% du territoire soit près de 7,5 millions d’hectares, dont 99% sont gérés par l’ONF. La forêt aménagée pour l’exploitation ne couvre cependant que 200 000 ha répartis sur la bordure forestière la plus au nord du département, c'est-à-dire la plus accessible.
Lors des travaux d’aménagement (ouverture de pistes etc.), une pression forte mais ponctuelle s’exerce sur les cours d’eau par l’augmentation de la concentration en matières en suspension et de la turbidité.

 

Industries


Mises à part l’activité spatiale et sa sous-traitance installées autour de Kourou, le tissu industriel guyanais demeure modeste : les industries sont récentes et de petite taille. Plus de la moitié des entreprises n’ont pas de salarié. La diversification des entreprises est faible.
Parmi les activités industrielles utilisatrices d’eau, les filières de la production d’énergie et de l’agroalimentaire ainsi que le Centre Spatial Guyanais (CSG) sont les plus demandeuses d’eau. Ces industries sont connectées au réseau d’eau potable : elles représentent au total 6,7% des prélèvements en eau réalisés par la SGDE.

 

Extraction aurifère


L’eau est au centre des processus d’extraction de l’or alluvionnaire. Les exploitants miniers légaux limitent leur consommation d’eau prélevée dans les criques par la création de bassins de décantation. Ces bassins servent tout d’abord à la récupération du mélange boueux, et, ensuite de réserve d’eau pour alimenter les pompes. Les prélèvements d’eau sont donc limités à la constitution du stock nécessaire au fonctionnement en circuit fermé de l’exploitation et préservent un débit permettant de garantir la vie piscicole dans le cours d’eau.
Les exploitants irréguliers, plus nombreux que les légaux, ne respectent, pour leur part, pas ces prescriptions et envoient leurs rejets directement dans le milieu naturel et donc dans les cours d’eau. S'y ajoutent les impacts de fortes concentrations en matières en suspension et de pollution au mercure.
On compte aujourd’hui environ 200 km de linéaires exploités pour l’activité minière aurifère pendant les dix dernières années (source ONF-BRGM, 2006).

 

Pêche


La pêche est très pratiquée en Guyane, dans des milieux variés : en eau douce et en mer, dans les fleuves, rivières, zones humides, dans les estuaires, sur les plages, en eau côtière et au large.


La pêche se pratique comme activité de loisirs, mais aussi en tant que ressource alimentaire essentielle pour la majeure partie des populations de l’intérieur et du rural côtier, avec recours à des pratiques culturelles ancestrales.


La biodiversité piscicole est importante, avec la particularité forte que bon nombre d’espèces d’eau douce présentent un caractère d’endémisme. La Guyane compte environs 450 espèces de poissons contre seulement 83 en métropole. Aujourd’hui la pérennité de cette richesse est totalement inconnue. Des menaces sur certaines communautés piscicoles, dues à une surpêche localisée, sont soupçonnées mais mal appréhendées. Le manque de connaissances de la biologie des espèces (habitat, reproduction, ….) ne permet pas aujourd’hui de gérer durablement la ressource.

 

Hydroélectricité


petit_sautAvec plus de 70% de l’énergie produite, l’hydroélectricité tient une place prépondérante dans le bouquet énergétique de Guyane. La centrale hydraulique de Petit Saut, installée sur le fleuve Sinnamary, constitue la plus grosse retenue artificielle d’Europe avec une capacité totale de 3,5 milliards de m3, dont une capacité utile de 2,2 milliards de m3. Sa puissance, 113,6 MW installés, est du même ordre de grandeur que la pointe de consommation du réseau (107,8 MW brut en 2006).


La ressource en eau du territoire est immense, mais les conditions favorables au développement d’une production hydroélectrique apparaissent assez contraintes. C’est sans doute l’explication de la faiblesse du parc de production actuel.


Cependant l’évolution à la hausse de la consommation électrique et les besoins spécifiques d’électrification en milieu rural rendent parfaitement pertinente la recherche de sites favorables à de nouvelles productions hydroélectriques.


Le potentiel hydro-électrique de la Guyane a été étudié dans le cadre de la révision de SDAGE, en 2008. Cette étude a permis d’évaluer le potentiel hydro-électrique de la Guyane à 206 MW.


Rapport potentiel hydroelectricite 2008 (PDF)

 

 

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Les documents stratégiques régionaux régionaux en matière d'énergie prévoient des scénarios de développement des énergies renouvelables et indiquent des projets d'ouvrages, notamment en hydroélectricité. Voir les documents suivants :

  • Le PRERURE, plan énergétique régional pluriannuel de prospection et d'exploitation des énergies renouvelables et d'utilisation rationnelle de l'énergie, qui définit sur 20 ans le contenu de la politique de demande et d'offre énergétique, centrée sur l'amélioration de l'efficacité énergétique et la valorisation des énergies renouvelables en Guyane dans une perspective de développement durable. Il préconise d'adopter une démarche volontariste visant à maîtriser la consommation énergétique et à promouvoir le recours aux énergies renouvelables locales pour la production d'énergie.

Rapport final, septembre 2012 (lien de téléchargement sur le site de la Région) voir notamment carte des ouvrages existants et projets p.60, bilan gaz à effet de serre de Petit Saut p.81, scénarios tendanciels p.92

Document de synthèse du PRERURE (lien de téléchargement sur le site de la Région)

  • Le SCRAE, Schéma Régional du Climat, de l'Air et de l'Energie, élaboré conjointement par l'Etat et la Région, assure la cohérence territoriale des actions menées par les collectivités dans les domaines du climat, de l'air et de l'énergie, afin de contribuer aux objectifs nationaux (20 % de réduction des émissions de gaz à effet de serre et 50 % d'énergies renouvelables à l'horizon 2020) et aux enjeux locaux (rendre la Guyane autonome sur le plan énergétique) (lien vers le site de la DEAL)

 

 

Navigation


navigationLa voie fluviale est le principal moyen de transport pour accéder aux villages de l’intérieur. Les deux principaux axes sont le Maroni à l’ouest et l’Oyapock à l’est. Ce mode de transport est utilisé non seulement pour les marchandises mais aussi pour les passagers, les touristes ainsi que les échanges avec les pays frontaliers.


Pour connaître la réglementation applicable, consultez le site de la Direction de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DEAL) de Guyane http://www.guyane.developpement-durable.gouv.fr/navigation-sur-les-eaux-r524.html

 

 

Activités de loisirs et tourisme


Les milieux aquatiques sont utilisés pour des activités de loisirs et de tourisme, comme la pratique des sports nautiques, la baignade, le tourisme fluvial ou la découverte des marais.


Pour connaître la qualité des eaux de baignade de Guyane, consultez le site national http://baignades.sante.gouv.fr/